L’écriture se réinvente sans cesse
L’écriture a ceci de paradoxal : c’est une pratique millénaire, porteuse des évolutions les plus récentes, culturelles, sociales, politiques, économiques... Avec le multimédia et Internet, l’écriture a franchi une nouvelle étape. La technologie ne l’a pas éliminée, et ne le fera pas. Car l’écriture rebondit sur la formidable souplesse qu’offrent les nouveaux outils de communication. Elle s’adapte et se réinvente. Style, supports, ton, vocabulaire, tout en elle évolue. Les supports de communication se diversifient, se minimalisent et se confondent. La communication des entreprises et des organisations est de plus en plus interactive et sensorielle : images et sons contribuent à "faire passer le message". L’écrit devient multiforme : news en ligne, blogs, forums, chats, sms... Il surfe avec une grande faculté d’adaptation sur toutes les opportunités.
Parallèlement, les donneurs d’ordre en entreprise gagnent en autonomie ou élargissent leur champ d’activité. Il n’est pas rare qu’un responsable de communication interne demande la rédaction d’un communiqué de presse, qu’un chef de produit commande un publi-rédactionnel et une série d’échanges pour le blog de l’entreprise… Le rédacteur est à même de fournir des écrits répondant aux codes de lecture et d’écriture des différents supports et canaux de communication actuels.
L’écrit d'entreprise se complexifie
Que ce soit par l’image, le son et/ou l’écrit, c’est bien "la parole" qu’il s’agit de transmettre. La parole s’échange, se partage. Elle se dilue aussi. Autorité et responsabilité peinent parfois à trouver leurs repères. Transmettre la parole, transmettre le message. Pour les entreprises et organisations, la technologie présente à la fois opportunités et contraintes.
L’écrit est resté longtemps symbole de la "parole autorisée", de l’autorité versus l’obéissance, du patron exhortant ses salariés… Langue de bois compris ! Aujourd’hui démocratisé (jusqu’à quel point ?), l’écrit doit incarner la légitimité de l’entreprise, et les interactions multiples qui s’y jouent. Organisations matricielles, structures mouvantes, accélération des rythmes, disparition des repères traditionnels, nouveaux métiers, pression externe omniprésente… Celui qui écrit dans ou pour l’entreprise doit savoir prendre en compte ces éléments de contexte pour livrer des textes pertinents et utiles.
L’écrit est resté longtemps symbole de la "parole autorisée", de l’autorité versus l’obéissance, du patron exhortant ses salariés… Langue de bois compris ! Aujourd’hui démocratisé (jusqu’à quel point ?), l’écrit doit incarner la légitimité de l’entreprise, et les interactions multiples qui s’y jouent. Organisations matricielles, structures mouvantes, accélération des rythmes, disparition des repères traditionnels, nouveaux métiers, pression externe omniprésente… Celui qui écrit dans ou pour l’entreprise doit savoir prendre en compte ces éléments de contexte pour livrer des textes pertinents et utiles.
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